Arrivée nocturne de Groupe Apicil en troisième position

 

Groupe Apicil, premier duo à Cascais

Arrivés à Cascais à 3h41 (heure de Paris), ce dimanche 13 mai, Damien Seguin et Jean Le Cam ont bouclé les 1000 milles du parcours de la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Cascais en 3 jours 16 heures 41 minutes et 20 secondes, soit une vitesse moyenne de 12 nœuds. Le duo de Groupe Apicil a ainsi franchi la ligne de la course en troisième position, 8 heures et 07 minutes derrière Paul Meilhat, terminant ainsi premier duo. Réactions à chaud.

Damien Seguin : « Ça a été une expérience humide ! (Rires) Pour une première course en IMOCA, c’était bien. Il y avait tout ce qu’il fallait pour apprendre : des passages de front, des changements de voiles dans tous les sens… Et on ne s’est pas privé, avec Jean, comme on était là pour bosser. On n’a pas rechigné à la tâche ! Franchement, c’était super. J’ai bien aimé ça. Les 60 pieds sont des gros bateaux qui vont vite, ça je m’en doutais un petit peu avant, mais ça ne fait que confirmer. J’ai appris énormément de choses. J’ai griffonné quelques pages sur mon calepin. En partant, on ne savait pas trop où on allait avec ce bateau parce que moi je ne le connais pas beaucoup. On l’a remis à l’eau il y a à peine deux semaines. Jean ne le connait pas non plus, donc au début on a été prudent puis on a vu qu’on pouvait tirer dessus et plus ça allait, plus on l’a fait. Finalement, on s’est senti bien en confiance et ça s’est super important. On n’a pas eu de souci. On a du cassé un tout petit bout, c’est tout. C’est donc bien. On est plutôt satisfait. On a passé toute la garde-robe en revue plusieurs fois. On a vraiment profité de belles conditions pour se familiariser avec la bête. »

Jean Le Cam : « C’était plutôt une bonne surprise parce que le bateau va pas mal. On n’a pas fait de grosses modifications puisqu’on a simplement remis un peu plus de quête, refait la carène… Quand tu vois un bateau différent, tu vois des choses différentes et les améliorations à faire encore. Sur cette machine-là, avec les deux tuyaux entre les deux roofs, on prend de la flotte. Au milieu, c’est l’horreur. Moi, je ne fais pas un tour du monde comme ça ! Quand je prends un ris, je veux être au sec. Là, tu es obligé d’être en ciré tout le temps, pas seulement pour sortir sur le pont. Il y a donc des trucs à faire. Concernant la nav, on a pris deux fronts. Les fronts, ce n’est jamais drôle. Après, je trouvais qu’on allait pas mal. J’ai souvent été surpris de notre vitesse. Même au départ. On sort deuxième au près et on est resté à cette place assez longtemps d’ailleurs. Jusqu’à ce que ça adonne un peu. »

 

© Ricardo Pinto | Bermudes 1000 Race - Douarnenez | Cascais


© Ricardo Pinto | Bermudes 1000 Race - Douarnenez | Cascais